Archives novembre 2008

(transmis par Aurélie Charles, ancienne élève, doctorante au Centre de Génie Industriel)


UNHCR.jpgCrédit UNHCR photo/May 2008

Il n'est pas question d'écologie, cette fois, mais un peu d'économie beaucoup de social.
Et oui, cet aspect là du développement durable est aussi présent à l'école. 
 
L'objet de mes travaux de doctorat, en collaboration avec l'INSEAD, consiste à mettre en œuvre un apprentissage croisé entre les chaînes logistiques humanitaire et industrielle afin d'améliorer à terme la performance de chacun d'entre eux. (sujet : "Improving the management of Humanitarian Supply Chains by collaborative processes: a cross-learning opportunity").
 
Côté humanitaire, il faut savoir que plus de 210 millions de personnes ont été affectées par des catastrophes naturelles en 2007. Ce chiffre est plus colossal encore si l'on prend en compte l'ensemble des crises humanitaires causées par l'homme, comme les conflits ou les catastrophes industrielles. Les organisations humanitaires doivent donc souvent mettre en places des chaines logistiques complexes, et ce dans un environnement excessivement volatile. L'un des principaux points forts des logisticiens humanitaires est donc leur capacité à répondre rapidement et efficacement à de nombreux changements à court terme concernant la demande, l'approvisionnement ou l'environnement. C'est ce qu'on appelle l'agilité. Or, cette capacité est de plus en plus recherchée dans le secteur privé.
 
L'idée est donc d'étudier les chaines logistiques humanitaire afin d'expliciter les bonnes pratiques qui leur permettent d'atteindre un haut niveau d'agilité. Cette formalisation doit permettre aux humanitaires de mieux assimiler et utiliser des connaissances d'une crise à l'autre. Elle leur servira également à mieux comprendre ce qu'il leur reste à faire pour augmenter leur niveau d'agilité. Quant aux industriels, ils pourront ainsi bénéficier de l'expertise de leurs homologues du secteur humanitaire et développer des outils et méthodes leur permettant de faire face plus rapidement aux divers changements à court terme.
 
Concernant ce que le secteur industriel ou académique peut apporter aux humanitaires, c'est sur des problématiques de localisation d'entrepôts que nous travaillons. Le but est d'améliorer l'efficience (et l'agilité) des chaînes logistiques humanitaires en les aidant à mieux positionner leurs ressources (stocks à distribuer, matériel et moyens d'action, ressources humaines). Plusieurs éléments sont pris en compte, depuis les estimations concernant la demande jusqu'aux critères de choix des pays (accessibilité, facilités de douanes, réseau télécom, etc.). Le cobaye pour cette étude est la Fédération Internationale de la Croix Rouge et du Croissant Rouge (IFRC), qui a fait de cette problématique une priorité pour 2009.


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